Encore un livre que j'avais lu petite. Il m'avait terrifiée : lire dans mon lit la nuit n'était pas l'idée du siècle (surtout avec le grenier qui grince pile au moment ou "la Chose fit un craquement en marchant sur une branche") [imaginez quand on a une dizaine d'années seulement...].
Tom Gordon est un joueur de base-ball, il est lanceur de réserve de l'équipe des Red Sox. Il a "de l'eau glacée dans les veines", et sauve souvent son équipe lorsqu'il est joué, en certaines occasions précises, quand l'équipe à quelques points à rattraper ou à garder comme avance. Le découpage des chapitres n'est pas anodin, il s'agit des manches d'un match de base-ball : neuf manches en deux mi-temps et prolongations.
J'ai retrouvé avec plaisir le personnage de Trisha, j'ai beaucoup plus apprécié le livre à 22 ans qu'à 12, étrangement... Ce que j'aime particulièrement chez Stephen King, c'est l'humour dont il peut faire preuve aussi, et que je suis plus à même d'apprécier à la relecture une fois adulte. Aujourd'hui, je comprends la passion commune de ma tante et de son mari pour King. Son humour, sa précision, allant jusqu'au voyeurisme psychologique, son génie, me le font apprécier à chaque lecture davantage.
Trisha, lassée par les disputes incessantes de sa mère et de son frère, se laisse volontairement distancé sur le chemin de randonnée, et c'est le début de l'histoire de sa survie en forêt son seul lien avec la civilisation étant sa radio portable avec laquelle elle suit les matchs des Red Sox et de son idole Tom Gordon ; elle s'en sort grâce à lui au moins autant que grâce aux quelques leçons de sa mère et de son professeur de sciences sur ce qui est comestible en forêt.
"Le monde a des dents, et il n'hésite pas à s'en servir quand l'envie lui en prend."
Stephen King, La petite fille qui aimait Tom Gordon, 277p
J'aime lire. J'aime cuisiner.
Rien de mieux que lire un bon livre, confortablement installée, avec une part de gâteau, un thé ou un chocolat chaud, et de la musique.
Si vous avez des suggestions à me faire, des livres, recettes, musiques à me conseiller, n'hésitez pas.
dimanche 2 juin 2013
dimanche 19 mai 2013
La délicatesse
La délicatesse a été mon "livre d'avion", mi-avril. David Foenkinos écrit des livres que je classerais dans la catégorie "mignon, pas prise de tête". Celui-ci en fait en tous cas partie, mais que ce ne soit pas un chef-d'oeuvre n'empêche pas de passer un bon moment avec lui. Ce serait la même catégorie que les romans Harlequin, même si le style est différent. L'histoire est simple, Nathalie a tout pour être heureuse, mais son mari meurt dans un accident et elle s'enferme dans son travail. Subitement, son collaborateur "passait par là, elle l'avait embrassé sans réfléchir. Maintenant elle se demande si elle a bien fait. C'est l'histoire d'une femme qui va être surprise par un homme. Réellement surprise."
Le style est charmant, léger, et particulier. Ce ne sont pas des chapitres, mais des petites parties numérotées, des paragraphes, qui rythment la lecture : 117, comme le nombre jusqu'où comptaient les enfants pour jouer à cache-cache dans le livre, clin d’œil supplémentaire au lecteur. Un peu loufoque (ou beaucoup ?), Foenkinos intercale entre les paragraphes de l'histoire, d'autres paragraphes, en relation avec celle-ci, comme : une recette de cuisine, une définition du dictionnaire, un point sur l'allergie au poisson ; le genre de choses qu'on pourrait avoir envie de rechercher après l'avoir rencontré dans le roman, et bien, c'est déjà dedans. Il y a aussi les renvois en bas de page, qui correspondent en fait des réflexions de l'auteur, généralement amusantes car décalées.
Une histoire simple, un style décalé, une fin mignonne, La délicatesse est un court livre assez plaisant à lire, même sans être excellent. Il ne faut pas être exigeant avec ce livre, mais après tout "il en faut peu pour être heureux", et il sera là pour passer le temps pas trop désagréablement.
David Foenkinos, La délicatesse.
Le style est charmant, léger, et particulier. Ce ne sont pas des chapitres, mais des petites parties numérotées, des paragraphes, qui rythment la lecture : 117, comme le nombre jusqu'où comptaient les enfants pour jouer à cache-cache dans le livre, clin d’œil supplémentaire au lecteur. Un peu loufoque (ou beaucoup ?), Foenkinos intercale entre les paragraphes de l'histoire, d'autres paragraphes, en relation avec celle-ci, comme : une recette de cuisine, une définition du dictionnaire, un point sur l'allergie au poisson ; le genre de choses qu'on pourrait avoir envie de rechercher après l'avoir rencontré dans le roman, et bien, c'est déjà dedans. Il y a aussi les renvois en bas de page, qui correspondent en fait des réflexions de l'auteur, généralement amusantes car décalées.
Une histoire simple, un style décalé, une fin mignonne, La délicatesse est un court livre assez plaisant à lire, même sans être excellent. Il ne faut pas être exigeant avec ce livre, mais après tout "il en faut peu pour être heureux", et il sera là pour passer le temps pas trop désagréablement.
dimanche 5 mai 2013
La promesse de l'aube
J'ai dû lire ce livre au lycée, il m'avait plutôt plu. Aujourd'hui, à la relecture, il me plaît un peu moins : il parle beaucoup, répète plusieurs fois les même phrases, utilise parfois beaucoup de mots pour ne pas dire grand-chose au final, mais après tout, c'est un style qui plaît à certains, et qui m'avait beaucoup plu il fût un temps. Il m'a un peu fait penser à Hemingway, mais il est vrai que j'ai lu Le vieil homme et la mer il y a longtemps. C'est une autobiographie, mais je pense que son histoire valait la peine d'être racontée. Il est parfois énervant, ridicule, mais au fond, il est attachant, et n'avait pas le choix d'être autrement, avec la mère qu'il a eu. Sa mère est exceptionnelle, digne d'une imagination débridée, et on a ainsi un témoignage intéressant sur l'époque, l'immigration, la crise, la guerre.
Fils unique d'une comédienne russe peu reconnue voulant émigrer en France, "la promesse de l'aube" qui lui est faite est un peu cruelle : celle, à l'aube de sa vie, que jamais aucune femme ni personne ne l'aimera jamais autant que sa mère, sa mère qui place les plus grands espoirs en lui, sa mère qui espère réussir à travers lui ce qu'elle n' pas pu accomplir, sa mère personnage trop improbable pour n'être pas vrai. C'est sa mère qui est en fait le personnage principal du roman, qui est un hommage pour elle, et la promesse est aussi celle que Romain lui a faite sans le dire de devenir "quelqu'un".
"_Tu seras un héros, tu seras général, Gabriele D'Annunzio, Ambassadeur de France - tous ces voyous ne savent pas qui tu es !
Je crois que jamais un fils n'a haï sa mère autant que moi, à ce moment-là. Mais alors que j'essayais de lui expliquer dans un murmure rageur qu'elle me compromettait irrémédiablement aux yeux de l'Armée de l'Air, et que je faisais un nouvel effort pour la pousser derière le taxi, son visage prit une expression désemparée, ses lèvres se mirent à trembler, et j'entendis une fois de plus la formule intolérable, devenue depuis longtemps classique dans nos rapports :
_Alors, tu as honte de ta vieille mère ? "
"Romain Gary, pseudonyme de Romain Kacew, né à Vilnius en 1914, est élevé par sa mère qui place en lui de grandes espérances comme il le racontera plus tard dans "la promesse de l'aube". Pauvre, "cosaque un peu tartare mâtiné de juif", il arrive en France à l'âge de 14 ans et s'installe avec sa mère à Nice. Après des études de droit, il s'engage dans l'aviation et rejoint le général de Gaulle en 1940. Son premier roman, "Education européenne" paraît avec succès en 1945 et révèle un grand conteur au style rude et poétique La même année, il entre au Quai d'Orsay. Grâce à son métier de diplomate, il séjourne à Sofia, La Paz, New York, Los Angeles."
Romain Gary
dimanche 21 avril 2013
La jeune fille à la perle
La jeune fille à la perle de Vermeer est un tableau qui me fascine depuis longtemps, qui est-elle, que fait-elle, que faisait-elle avant cet instant où elle tourne la tête ? sont autant de questions que je me posais. J'ai évidemment eu envie de lire ce livre dès que j'ai appris son existence, et j'en avais étudié un extrait en cours d'anglais au lycée, qui m'a confortée dans cette envie. Je l'ai déniché à Oxfam, la bouquinerie, à Lille (un endroit magique).
Je l'ai commencé le soir, avec l'idée de lire 10 minutes, puis de dormir, puisque je manquais de sommeil. J'ai dû faire appel à toute ma volonté et ma raison pour m'arrêter après 2h30 de lecture... Moins de 24h plus tard, avec mes activités habituelles (boulot, dodo, et même visionnage de deux films...) et en me retenant le plus possible, je l'avais terminé. Et en même temps l'histoire est suffisamment riche pour que j'aie l'impression qu'elle m'ait prise plus de temps, je suis restée aux côtés de Griet plus longtemps que le temps qu'a duré ma lecture. On entre très vite dans l'histoire, et très simplement. Elle débute lors de la rencontre de la jeune fille, Griet qui est la narratrice, et le peintre...
J'ai apprécié le style d'écriture, approprié pour une telle histoire, reflétant la retenue de Griet qui a conscience de sa place et veut s'y tenir, mais tout en sous-entendant bien plus. Griet doit composer avec tous les membres de la maisonnée, qui sont nombreux. Le peintre Vermeer, bien sûr, mais il n'est pas très présent ; sa femme Catharina, maîtresse de maison officielle, toujours enceinte, peu expérimentée, maladroite, et très attachée aux apparences ; la mère de Catharina, Maria Thins, à qui la maison appartient, véritable maîtresse de maison, maîtresse-femme, qui aidera Griet parfois et se soucie du bien-être nécessaire à son gendre pour peindre ; Tanneke, la gouvernante, maladroite, parfois jalouse de Griet, obéissant aveuglément à Maria Thins ; et aussi Cornélia, l'une des filles Vermeer, portrait craché de sa mère et aussi insupportable, qui joue souvent de mauvais tours à Griet. Maertge aussi est l'aînée des enfants Vermeer, et la seule à apprécier Griet autrement que comme une servante et uniquement une servante ; et Van Ruijven, mécène de Vermeer, personnage assez odieux, réclamant la vertu de Griet comme un droit et une chance ou un devoir pour elle, et étant coutumier du fait avec ses servantes. En dehors de la maison, il y aura Pieter, le boucher qui lui fait la cour, et la famille de Griet : son père faïencier perd la vue et ne peut plus subvenir aux besoins de sa famille, sa mère qui l'envoie travailler comme servante, Frans le frère, apprenti faïencier, et Agnès la sœur qui se sent abandonnée par sa sœur.
"La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer. Nous sommes à Delft, au XVIIe siècle, l'âge d'or de la peinture hollandaise. Griet s'occupe du ménage et des enfants de Vermeer en s'efforçant d'amadouer l'épouse, la belle-mère et la gouvernante, chacune très jalouse de ses prérogatives.
Au fil du temps, la douceur, la sensibilité et la vivacité de la jeune fille émeuvent le maître qui l'introduit dans son univers. A mesure que s'affirme leur intimité, le scandale se propage dans la ville...
Un roman envoûtant sur la corruption de l'innocence, l'histoire d'un coeur simple sacrifié au bûcher du génie."
Il a été adapté en film, j'en parlerais sûrement plus tard :)
La jeune fille à la perle, Tracy Chevalier
Je l'ai commencé le soir, avec l'idée de lire 10 minutes, puis de dormir, puisque je manquais de sommeil. J'ai dû faire appel à toute ma volonté et ma raison pour m'arrêter après 2h30 de lecture... Moins de 24h plus tard, avec mes activités habituelles (boulot, dodo, et même visionnage de deux films...) et en me retenant le plus possible, je l'avais terminé. Et en même temps l'histoire est suffisamment riche pour que j'aie l'impression qu'elle m'ait prise plus de temps, je suis restée aux côtés de Griet plus longtemps que le temps qu'a duré ma lecture. On entre très vite dans l'histoire, et très simplement. Elle débute lors de la rencontre de la jeune fille, Griet qui est la narratrice, et le peintre...
J'ai apprécié le style d'écriture, approprié pour une telle histoire, reflétant la retenue de Griet qui a conscience de sa place et veut s'y tenir, mais tout en sous-entendant bien plus. Griet doit composer avec tous les membres de la maisonnée, qui sont nombreux. Le peintre Vermeer, bien sûr, mais il n'est pas très présent ; sa femme Catharina, maîtresse de maison officielle, toujours enceinte, peu expérimentée, maladroite, et très attachée aux apparences ; la mère de Catharina, Maria Thins, à qui la maison appartient, véritable maîtresse de maison, maîtresse-femme, qui aidera Griet parfois et se soucie du bien-être nécessaire à son gendre pour peindre ; Tanneke, la gouvernante, maladroite, parfois jalouse de Griet, obéissant aveuglément à Maria Thins ; et aussi Cornélia, l'une des filles Vermeer, portrait craché de sa mère et aussi insupportable, qui joue souvent de mauvais tours à Griet. Maertge aussi est l'aînée des enfants Vermeer, et la seule à apprécier Griet autrement que comme une servante et uniquement une servante ; et Van Ruijven, mécène de Vermeer, personnage assez odieux, réclamant la vertu de Griet comme un droit et une chance ou un devoir pour elle, et étant coutumier du fait avec ses servantes. En dehors de la maison, il y aura Pieter, le boucher qui lui fait la cour, et la famille de Griet : son père faïencier perd la vue et ne peut plus subvenir aux besoins de sa famille, sa mère qui l'envoie travailler comme servante, Frans le frère, apprenti faïencier, et Agnès la sœur qui se sent abandonnée par sa sœur.
"La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer. Nous sommes à Delft, au XVIIe siècle, l'âge d'or de la peinture hollandaise. Griet s'occupe du ménage et des enfants de Vermeer en s'efforçant d'amadouer l'épouse, la belle-mère et la gouvernante, chacune très jalouse de ses prérogatives.
Au fil du temps, la douceur, la sensibilité et la vivacité de la jeune fille émeuvent le maître qui l'introduit dans son univers. A mesure que s'affirme leur intimité, le scandale se propage dans la ville...
Un roman envoûtant sur la corruption de l'innocence, l'histoire d'un coeur simple sacrifié au bûcher du génie."
Il a été adapté en film, j'en parlerais sûrement plus tard :)
La jeune fille à la perle, Tracy Chevalier
dimanche 7 avril 2013
Rage
Stephen King, le Maître, pas moins. Je pense que je rate des choses quand je le lis, je ne serais jamais contre quelques commentaires pour en discuter ;-)
Pour commencer, je suis passée pour une psychopathe dans le métro en le lisant, car je n'ai pas pu me retenir de pouffer de rire, à plusieurs reprises. Les regards surpris des autres passagers qui voyaient le nom de King, en lettres rouges, et connaissant sa réputation, valaient leur pesant de noix de cajou ! Il y a dans Rage des passages pleins d'humour, des remarques en passant qui font rire. Je ne me souviens pas en avoir rencontré dans La petite fille qui aimait Tom Gordon (que je compte relire "bientôt") et Carrie (idem) du même auteur. Cela dit, j'étais peut-être trop jeune à l'époque pour en profiter/l'appréhender.
Rage est l'histoire d'une prise d'otage d'une classe par l'un de ses élèves. Celui-ci joue avec les esprits de ses camarades, s'amuse à prévoir les réactions, les force à révéler certains secrets (mais d'autres "jouent le jeu" de leur plein gré), les juge un peu, les malmène parfois, se pose en arbitre et fixe les règles d'un règlement de compte entre deux filles, mais il "joue" également le jeu lui même en révélant une partie de sa vie privée, de ses secrets, qui seraient en partie responsables de cette prise d'otages, ce huis-clos. Il s'amuse particulièrement avec l'homme chargé de communiquer avec lui et de faire le lien entre lui, preneur d'otages, et la police. Il le soumet à rude preuve, et pourtant, il s'agit du psy de l'école. Et nous, lecteurs voyeurs, assistons à tout cela, fascinés...
King a pour matière première l'esprit humain, et fascine les lecteurs ainsi.
"Neuf heures cinq. L'écureuil cavale sur la pelouse. Dans la salle 16, Mme Underwood donne son cours d'algèbre... "Si l'on augmente le nombre de variables, les axiomes eux-mêmes restent valides..."
L'interphone crache alors une giclée de mots-requins. Charles Decker est convoqué chez le directeur...
Neuf heures vingt. Après un entretien destroy, Charly met le feu aux vestiaires. Dans les marais puants de son subconscient, son dinosaure personnel patauge avec rage. Charly ouvre la porte de sa classe, tire sur son prof, qui s'effondre. Exit. Tuée sur le coup. Charly se sent merveilleusement bien. Il est allé jusqu'au bout...
Neuf heures cinquante. Océan de silence dans la classe prise en otage. Charly se prépare pour le sprint final. Psychodrame et lavage de cerveau. Tout le monde va passer à la moulinette..."
Pour commencer, je suis passée pour une psychopathe dans le métro en le lisant, car je n'ai pas pu me retenir de pouffer de rire, à plusieurs reprises. Les regards surpris des autres passagers qui voyaient le nom de King, en lettres rouges, et connaissant sa réputation, valaient leur pesant de noix de cajou ! Il y a dans Rage des passages pleins d'humour, des remarques en passant qui font rire. Je ne me souviens pas en avoir rencontré dans La petite fille qui aimait Tom Gordon (que je compte relire "bientôt") et Carrie (idem) du même auteur. Cela dit, j'étais peut-être trop jeune à l'époque pour en profiter/l'appréhender.
Rage est l'histoire d'une prise d'otage d'une classe par l'un de ses élèves. Celui-ci joue avec les esprits de ses camarades, s'amuse à prévoir les réactions, les force à révéler certains secrets (mais d'autres "jouent le jeu" de leur plein gré), les juge un peu, les malmène parfois, se pose en arbitre et fixe les règles d'un règlement de compte entre deux filles, mais il "joue" également le jeu lui même en révélant une partie de sa vie privée, de ses secrets, qui seraient en partie responsables de cette prise d'otages, ce huis-clos. Il s'amuse particulièrement avec l'homme chargé de communiquer avec lui et de faire le lien entre lui, preneur d'otages, et la police. Il le soumet à rude preuve, et pourtant, il s'agit du psy de l'école. Et nous, lecteurs voyeurs, assistons à tout cela, fascinés...
King a pour matière première l'esprit humain, et fascine les lecteurs ainsi.
"Neuf heures cinq. L'écureuil cavale sur la pelouse. Dans la salle 16, Mme Underwood donne son cours d'algèbre... "Si l'on augmente le nombre de variables, les axiomes eux-mêmes restent valides..."
L'interphone crache alors une giclée de mots-requins. Charles Decker est convoqué chez le directeur...
Neuf heures vingt. Après un entretien destroy, Charly met le feu aux vestiaires. Dans les marais puants de son subconscient, son dinosaure personnel patauge avec rage. Charly ouvre la porte de sa classe, tire sur son prof, qui s'effondre. Exit. Tuée sur le coup. Charly se sent merveilleusement bien. Il est allé jusqu'au bout...
Neuf heures cinquante. Océan de silence dans la classe prise en otage. Charly se prépare pour le sprint final. Psychodrame et lavage de cerveau. Tout le monde va passer à la moulinette..."
Rage, S.King, 250p
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